Début - Sommaire

Sommaire

  • Cannes, Villa Continentale
    Une lettre inédite de Guy de Maupassant, présentée par Jacques Bienvenu

        La lettre de Maupassant est une réponse à un courrier qui lui avait été adressé par Emile Morel, agrégé de lettres, professeur de rhétorique successivement dans divers lycée de province . Il terminera sa carrière à Lycée Lakanal à Sceau en 1893. Nous ne connaissons pas le contenu de la lettre qu'il écrivit à Maupassant. On peut seulement deviner que c'était une lettre admirative et certainement bien tournée pour que l'écrivain normand prenne la peine de lui répondre. Maupassant avait longuement exprimé ses idées sur la littérature, mais jamais il n'avait réellement parlé de lui. Aussi cette lettre revêt-elle un caractère exceptionnel.

page 3
  • Histoire de la vente du yacht « Zingara », futur « Bel-Ami », racontée par dix courriers inédits de Guy de Maupassant
    Dossier préparé par Jacques Bienvenu

        Au cours de l'année 1888, Maupassant désirait changer son voilier, le premier Bel-Ami, pour un yacht plus important. Il s'adressa à un courtier maritime M. Clerc, qui résidait à Paris, 55 rue de Chateaudun. Ce dernier apprit à Maupassant qu'un yacht, La Zingara, était en vente à Marseille. Il avait deux propriétaires : Messieurs Gonzague Julienet et Emilien Rocca. Arrivé le soir du cinq novembre 1888 à Marseille par le train de Paris, Maupassant après avoir passé une nuit à l'hôtel Noailles visite, dès le matin, La Zingara qui était amarrée au Vieux port de Marseille. Maupassant est pressé car il embarque le soir même à 16h sur « Le ville de Tunis » en direction d'Alger. Au cours de sa brève inspection il décide d'écrire à M.Clerc qu'il serait prêt à négocier le prix du bateau sur une base de 8000F, sous réserve qu'il puisse faire un certain nombre de vérifications. Maupassant à son arrivée à Alger était descendu au grand Hôtel de l'Oasis, puis s'était installé 5 rue Ledru Rollin. Surpris par un courrier du courtier maritime, il décide de s'adresser directement au propriétaire M. Rocca.

page 11
  • Le tableau du « Horla », par Philippe Hamon

        Dans son article bien connu : « Le Horla » de Guy de Maupassant, essai de description structurale, Littérature N4, dec. 1971, Philippe Hamon avait prévu de donner ce tableau essentiel, mais il n'a pas figuré, par erreur, dans son article. Ce tableau est donc inédit, il est donné avec les commentaires de l'auteur et il renvoie à l'article cité.

page 24
  • Le personnage du libertin dans les contes de Maupassant, par Marie-Anne Zouaghi-Keime

        Dans la plupart des contes de Maupassant, le narrateur est un homme, et, très souvent, un homme seul, qui mène « une vie de garçon », « libre et sans famille, résolu à ne point prendre une femme légitime, [passant] tantôt trois mois avec l'une, tantôt six mois avec l'autre […] », comme le confie le héros de « L'ermite » (II-689). Ces personnages, libres et sans attaches, toujours disponibles pour de nouvelles amours, semblent correspondre à l'image traditionnelle du « libertin », grand amateur de conquêtes féminines, selon le sens donné à ce mot au dix-huitième siècle.

page 26
  • Les trois versions de L'Angélus

        On ne connaît du dernier roman inachevé de Maupassant, L'Angélus, que le début et quelques fragments. On dispose toutefois de trois témoignages qui prétendent nous donner du roman une vision complète. Le récit du poète Dorchain qui avait rencontré Maupassant à Champel les bains en 1891 se trouve reproduit dans la Pléiade. D'un accès plus difficile, celui d'Hermine Leconte du Noüy est digne de foi. Enfin celui du Viconte de Colleville est pour ainsi dire inédit et nous remercions Marlo Johnston de nous l'avoir communiqué. Il nous a paru utile de présenter pour la première fois, ensembles, ces trois versions qui se recoupent et se complètent sans se contredire.

page 39
  • Une photographie inédite de Maupassant, présentée par Thierry Selva

        Une photographie originale inédite et rare de Maupassant. Elle représente un portrait de Guy de Maupassant dans les dernières années de sa vie. Il s'agit en fait d'une mince pellicule collée sur un carton épais. Malheureusement, nous disposons de très peu d'informations sur les origines de cette photographie. Elle n'est pas datée (sans doute prise aux alentours de 1890) et l'auteur n'est pas non plus mentionné. De même, il n'est pas possible de déterminer le lieu de la pose, le fond étant flou et pouvant représenter un massif de fleur ou une tapisserie.

page 43

Début - Sommaire